L’histoire du chocolat

L’histoire du chocolat

Le chocolat.

De mémoire d’homme, on ne se souvient d’aucun être qui n’en aime pas les saveurs, ne craque pas face aux carrés appétissants d’une tablette ou ne se réchauffe pas avec une grande tasse de breuvage chaud les soirs d’hiver.

Comme Obélix tombé dans la marmite de potion magique, nombreux sont ceux qui se disent accros au chocolat.

Mais si ce produit  se cache dans tous les placards de nos cuisines (les miens en sont remplis), son histoire est pourtant méconnue. Depuis le Mexique jusqu’en Espagne et maintenant, partout dans le monde, découvrez l’histoire de l’or en tablette, du savoureux, du grandiose, j’ai nommé : le chocolat.

Découverte du chocolat

Avant le chocolat, il y a une fève. Pas bien grosse, pas très belle, mais c’est elle qui est à l’origine de tout. La fève de cacao.
Chaque fois que vous laissez fondre un bout de chocolat sous votre langue, ayez une petite pensée pour les Aztèques. Ce sont eux qui la découvrirent, et rien que pour ça, on devrait leur remettre une médaille pour service rendu à l’humanité.

Ils broyaient alors les fèves de cacao et, les mélangeant avec de l’eau, des piments et des herbes, obtenaient une boisson amère.

En 1502, un explorateur bien connu fait escale sur l’île de Guanaja. Il tombe sur les fèves de cacao qu’il prend tout d’abord pour des crottes de chèvre. Oui, oui, logique. Nous sommes passés à un doigt de ne jamais connaître le chocolat, car notre ami Christophe Colomb l’a confondu avec des excréments. Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça me bouleverse…

Exportation du chocolat

17 ans plus tard, l’histoire du chocolat continue… L’empereur Aztèque Moctezuma II fît gouter cette boisson au conquistador espagnol Hernan Cortés. Je suppose que je ne vous étonne pas trop si je vous dis qu’il a adoré ?
Résultat, à son retour en Espagne en 1528 il rapporte les fèves, et la précieuse recette pour faire goûter au roi cette boisson qu’il a tant appréciée.
Charles Quint goûte alors à son tour le breuvage et là, c’est le début de la folie à la cour. Prescrit comme remède, consommé dans les églises, toute la noblesse et la royauté d’Espagne s’arrache le cacao, produit qui est alors si cher qu’il est impossible que le peuple s’en procure. Pas cool du tout, je vous l’accorde.

Arrivée en Europe

En 1615, Louis XIII, roi de France, épouse Anne d’Autriche, l’infante d’Espagne. Mais cette dernière, non contente de déménager en France, n’accepte ce mariage qu’à la seule condition de pouvoir emmener avec elle son aliment favori, et ceux qui le préparaient pour elle. Oui, elle a littéralement négocié son mariage contre du chocolat.

Petit à petit, le chocolat se fait une place dans la cour de Versailles. Encore une fois, il est l’exclusivité des personnes de sang royal, des riches, des puissants ou des religieux. Cette boisson conquit tellement, qu’à l’époque, le poste de « Chocolatier du roi » est l’un des plus prisé.

Démocratisation du chocolat

Dans les années 1800, l’avènement de l’ère industrielle eu comme conséquence heureuse d’augmenter le rendement du chocolat, et donc, d’en faire baisser le coût et de le rendre accessible à toutes les catégories sociales. Il devient alors l’aliment plaisir consommé par tous. L’industrie du chocolat connaît un pic et commence à générer des revenus colossaux.

Tout s’accélère ensuite et le monde du chocolat va de découvertes en créations.

En 1821, l’anglais Cadbury invente le premier chocolat noir à croquer.
En 1830, attention attention, roulement de tambour, Kohler invente le chocolat aux noisettes. Je ne connais pas cet homme, mais je souhaite lui rendre à travers cet article un grand hommage pour avoir créé le produit qui accompagne chacune de mes soirées…

En 1875, le chocolat au lait fait son apparition (au grand dam des puristes).

Chocolateries et confiseries s’ouvrent alors un peu partout, suscitant les envies, titillant les papilles, affolant les estomacs…

Aujourd’hui encore, la mécanisation du chocolat ne cesse de s’améliorer, et de nombreux services sont maintenant proposés, tels que le service  « Bean to bar », qui signifie littéralement « de la fève à la tablette ». En bref, l’artisan prend en charge toutes les étapes de la fabrication d’une tablette de chocolat de A à Z. Torréfaction des fèves, décorticage, broyage, malaxage, conchage, tempérage, moulage, enrobage… Aujourd’hui, grâce à un matériel adapté et à une formation, n’importe qui peut produire du chocolat artisanal de haute qualité. Un beau retour aux traditions derrière cette idée de métier ancestral remis au goût du jour.

Je pourrai continuer encore longtemps sur l’histoire du chocolat, ses différentes formes, le matériel avec lequel on le travaille…mais…quatre heures, c’est l’heure du goûter non ? 

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